SPUQ
 

Qui sommes-nous?
Les faits marquants de l'histoire du SPUQ : 1969 à 2007

1969-1970

  • Ouverture de l’UQAM en septembre 1969.
  • Fondation de l’APUQ (Association des professeurs de l’Université du Québec), qui devient, le 26 août 1969, la première association de professeurs d’université au Québec et au Canada à être accréditée par le Ministère du travail. L’APUQ est une association accréditée, mais non affiliée à une centrale syndicale.
  • Non-renouvellements de contrats massifs en Philosophie et en Langues modernes.


1970-1971

  • Fondation du SPUQ affilié à la CSN, le 8 juin 1970. Amorce d’une campagne d’adhésion des professeurs au SPUQ.

  • Effondrement, en septembre 1970, de l’APUQ, ayant échoué dans sa tâche de défendre les professeurs frappés par les non-renouvellements de contrat et s’étant révélée impuissante à préparer un premier projet de convention collective à la satisfaction des professeurs.

  • Accréditation du Syndicat des employés de soutien, le SEUQAM, le 10 octobre 1970.

  • Le SPUQ tient son assemblée de fondation le 19 octobre 1970 et élit son premier Exécutif. Détenant l’appui de la majorité des professeurs, il dépose sa demande d’accréditation le 30 octobre.

    Le même jour, le Syndicat des professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPUQTR) dépose sa demande d’accréditation. Le 20 octobre, l’Association des ingénieurs professeurs en sciences appliquées de l’Université de Sherbrooke, l’AIPSA, avait déposé la sienne. L’AIPSA sera accréditée le 25 novembre 1970, le SPUQTR le 8 février 1971.

  • Accréditation du SPUQ le 25 janvier 1971. Cette accréditation inclut "tous les professeurs à plein temps et à mi-temps de l’UQAM, à l’exception de ceux rémunérés sur une base horaire et forfaitaire". L’accréditation est immédiatement contestée par l’Université qui veut en soustraire les directeurs de département et de centre de recherche et les vice-doyens. Le SPUQ devient le premier syndicat accrédité et affilié à une centrale syndicale au Québec et au Canada, regroupant des professeurs de toutes les disciplines universitaires.

  • Début de la négociation de la première convention collective en février.

  • Avril 1971 : appui du SPUQ à la grève du SEUQAM, première grève de l’histoire de l’UQAM, qui dure une semaine, pour la conclusion d’une première convention collective des employés de soutien.

  • Lutte contre le " règlement 19 " adopté par l’Assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec, règlement qui fixe unilatéralement les conditions de travail relatives à l’embauche, à l’évaluation, aux pouvoirs des directeurs de département, etc., au moment où ces questions sont l’objet de négociation.

  • Parution du premier numéro du SPUQ-Information, journal de format double tabloïd, qui expose les revendications du SPUQ et leur lien avec la qualité de l’enseignement universitaire.


1971-1972

  • Confirmation de l’accréditation du SPUQ par le Tribunal du travail le 1
    er septembre 1971.
  • Conclusion de la première convention collective entre le SPUQ et l’UQAM, le 29 octobre 1971, après 9 mois de négociation et deux semaines et demie de grève.
  • Le SPUQ prolonge de 3 jours son arrêt de travail pour obtenir le paiement de 100 % des salaires des employés de soutien pour la durée de sa grève.
  • Élection des premiers représentants à la CE et au CA; ceux-ci sont invités lors de l’assemblée d’élection à s’engager à respecter le mandat syndical.
  • Dépôt de 150 griefs dans les deux mois qui suivent la signature de la convention collective.
  • Le SPUQ appuie la grève générale des 200 000 syndiqués des secteurs public et parapublic, par un débrayage illégal de 24 heures le 11 mai 1972, grève provoquée par l’emprisonnement des dirigeants des trois centrales, Marcel Pepin, Louis Laberge et Yvon Charbonneau.
  • Le SPUQ participe à son 1er congrès de la CSN en juin 1972.
  • Le SPUQ donne son soutien à deux campagnes, infructueuses, de syndicalisation des chargés de cours au cours des sessions d'été et d'automne 1972.


1972-1973

  • Sur constat d'échec des deux campagnes de syndicalisation des chargés de cours, amorce d'une réflexion sur la nécessité de la réduction de la proportion des cours donnés en appoint par un corps enseignant précaire et sous-payé, ne bénéficiant pas des conditions normales de l’exercice d’un enseignement universitaire de qualité.

  • Réouverture en juin 1972 de la négociation sur l’article 25 (niveau des salaires et classement dans l’échelle salariale). Négociation dont l’objectif est d’éliminer les discriminations et de réduire l’écart entre hauts et bas salaires. Elle ne sera réglée que 10 mois plus tard, fin mars 1973.

  • Institution d’une publication régulière du journal SPUQ-Information, de format tabloïd.

  • Non-renouvellement du contrat de 55 professeurs, décidé le 21 novembre 1972 par le CA. Règlement de la majorité des cas à l’avantage des syndiqués, par voie de négociation ou d’arbitrage.

  • Début, en novembre 1972, de la bataille des étudiants contre les mesures administratives exigeant le paiement des frais de scolarité comme condition préalable à l’inscription. Création par les étudiants d’un Comité d’organisation provisoire des étudiants (COPE). Appui du SPUQ au COPE et à la bataille qu’il mène.

  • Débrayage étudiant de 5 semaines à partir du 26 janvier 1973. Source de fortes tensions à l’intérieur du SPUQ dont les membres sont partagés entre l’appui à apporter aux étudiants et la menace d’annulation de la session annoncée par l’administration. L’UQAM est alors le théâtre de la brutalité policière de l’escouade anti-émeutes, de l’émission d’une injonction interdisant le piquetage, de l’intervention de fiers-à-bras dans les cours et de la présence permanente de ces derniers dans ses locaux pour y " maintenir l’ordre ". Le SPUQ et ses membres sont accusés de grève illégale. Les professeurs sont frappés de coupures de salaire.

  • Dans les suites de cette dure épreuve, le SPUQ s’emploie à préparer la prochaine négociation.

  • Le SPUQ participe à l’organisation d’un colloque sur la syndicalisation des professeurs d’université avec le concours de la CEQ, de la FNEQ et de la FAPUQ. Le colloque a lieu à Montréal les 12 et 13 avril.

  • Établissement des premiers liens entre les syndicats de professeurs des constituantes de Montréal, Rimouski, Chicoutimi et Trois-Rivières, dont les présidents se rencontrent régulièrement. Les syndicats des constituantes de Rouyn-Hull (Centre d’études universitaires de l’Ouest québécois, CEUOQ) et de l’INRS, puis de l’ÉNAP et de l’Institut de microbiologie de Montréal (futur Institut Armand Frappier, IAF), se joignent aux premières pour constituer, à l’automne 1973, le CLIUQ (Comité de liaison intersyndical des syndicats de professeurs de l’UQ).


1973-1974

  • Négociation de la deuxième convention collective, à l’automne 1973, placée sous le mot d’ordre du " contrôle de notre travail et de nos conditions de travail ". La première avait été placée sous le mot d’ordre de la " défense de la qualité de l’enseignement ". Sur tous les points de la convention collective, le projet patronal tente de réparer ses défaites de la première convention et de reconquérir des droits de gérance.

  • Face à l’éventualité d’une grève, débat sur l’arbitrage comme substitut à la grève. Rejet du recours à l’arbitrage et vote à 85 % en faveur de la grève. La seule menace du recours à la grève, avec l’appui déclaré du SEUQAM et des étudiants (COPE), permet l’obtention d’un règlement satisfaisant, sans grève.

  • Institutionnalisation du CLIUQ en octobre 1973 avec la tenue de réunions mensuelles statutaires, en vue de réaliser la concertation syndicale nécessaire face à la centralisation des pouvoirs à Québec.

  • Lutte contre les ingérences du patronat, des corporations professionnelles et de l’État dans l’enseignement et la recherche universitaires. Tenue d’un colloque inter-universitaire à l’initiative du SPUQ sur les libertés académiques et l’autonomie universitaire les 7 et 8 mars 1974. Les premiers exemples d’ingérence à l’UQAM sont ceux des Sciences juridiques et du programme de Technologie avancée. Ce dernier programme, sous l’influence du patronat, sera finalement implanté non pas à l’UQAM où il était initialement destiné, mais dans une constituante distincte, l’École de technologie supérieure. Ces cas sont annonciateurs de la " réforme Després ".


1974-1975

  • Adoption, le 26 juin 1974, par l’Assemblée des gouverneurs de l’UQ, d’un ensemble de documents (31 politiques générales et 68 politiques opérationnelles) modifiant de fond en comble l’organisation et le fonctionnement de l’Université et entraînant une énorme concentration des pouvoirs dans les mains du président de l’UQ, Robert Després, nommé à ce poste quelques mois plus tôt.

  • Organisation de la contre-offensive syndicale à partir du CLIUQ, qui présente sa position à l’Assemblée des gouverneurs du 2 octobre et lui demande d’abroger les politiques déjà adoptées et de surseoir à l’adoption des autres.

  • Mise sur pied, à l’initiative du SPUQ, d’un comité tripartite (professeurs, employés de soutien, étudiants) en liaison avec le SEUQAM et l’AGEUQAM (Association générale des étudiants de l’UQAM), fondée le 4 novembre 1974. Tenue, par le comité tripartite, d’assemblées dans tous les pavillons de l’UQAM, pour informer, consulter et mobiliser face à la réforme Després.

  • Dans le cadre de la lutte à la réforme Després, affiliation du SPUQTR (Trois-Rivières) à la CSN. Les 2/3 des professeurs du réseau sont alors affiliés à la CSN. Le SPUQAR (Rimouski) s’affiliera également à la CSN en mars 1976.

  • Manifestation de 250 personnes, le 26 février 1975, devant le siège social de l’UQ à Québec où se réunit l’Assemblée des gouverneurs. Démission des trois professeurs membres de l’Assemblée des gouverneurs devant le refus de l’Assemblée d’accéder aux demandes de l’ensemble de la communauté universitaire. Adoption de toutes les politiques opérationnelles le 27 février 1975. La réforme Després devra être combattue sur un autre terrain.

  • Simultanément à la bataille contre la réforme Després, se pose à l’UQAM la question du rattachement des " animateurs pédagogiques " embauchés pour les fins des " activités modulaires créditées " : enseignants et enseignements dans le cadre de ces activités sont-ils sous la juridiction des départements ou des modules?

  • Grève de trois semaines du SPUQTR en mars 1975.


1975-1976

  • Célébration du 5e anniversaire du SPUQ. Publication d’un dossier intitulé Syndicalisme et pouvoir à l’Université contenant un historique du SPUQ, une analyse de la réforme Després et des 225 griefs logés depuis la signature de la première convention collective.

  • L’AGEUQAM adopte sa charte constitutive, le 11 novembre 1975.

  • Préparation de la négociation de la 3e convention collective dans le contexte de la réforme Després. Les conventions collectives des syndicats de professeurs des 6 constituantes viennent à échéance le 31 mai 1976.

  • Création, à l’initiative du CLIUQ, d’un Comité de coordination des négociations dans le secteur universitaire (CCNSU) réunissant les syndicats de professeurs des constituantes de l’UQ affiliés à la CSN et à la CEQ. Trois syndicats, ceux de Montréal (500 membres), Trois-Rivières (225 membres) et Rimouski (100 membres) sont affiliés à la CSN et trois, ceux de Chicoutimi (140 membres), de l’INRS (65 membres) et du Centre universitaire de l’Ouest du Québec ou CEUOQ (70 membres) sont affiliés à la CEQ. À partir de projets préparés localement, le CCNSU élabore un projet commun de convention collective des 6 constituantes, déposé en mai.

  • Fondation du Regroupement des chargés de cours (RCC), embryon du SCCUQ, qui demandera son accréditation le 8 décembre 1976 pendant la grève du SPUQ et l’obtiendra plus d’un an plus tard, le 9 février 1978.

  • Le comité tripartite (professeurs, employés de soutien, étudiants), fondé dans la lutte contre la réforme Després à l’automne 1974, devient quadripartite avec l’adjonction du RCC.

  • Participation au débat syndical sur la lutte contre l’inflation et pour l’indexation des salaires. Au sein de la CSN, débat sur la crise financière du Fonds de défense professionnelle (fonds de soutien aux grévistes) dans un contexte de fort militantisme: 10 000 grévistes en permanence sur quelque 200 000 adhérents.

  • Débat sur l’intégration des professeurs de l’UQAM au plan d’assurance du réseau de l’UQ.

  • Grève de 4 semaines du SEUQAM déclenchée en mars, prolongée de 10 jours de négociation du protocole de retour au travail. Au terme de cette grève, l’administration décide unilatéralement de prolonger de trois semaines la session d’hiver, dont la date terminale avait déjà été retardée de deux semaines avec l’accord de la Commission des études, et impose un plan de " consolidation " de la session qui sera battu en brèche par le refus du corps professoral de s’y soumettre.


1976-1977

  • Grève du SPUQ de 4 mois, du 17 octobre 1976 au 17 février 1977 (123 jours) pour la signature d’une 3e convention collective (1977-1980).

  • Grève en partie simultanée du Syndicat des professeurs de Laval (SPUL), qui dure 14 semaines (100 jours), du 7 septembre à la mi-décembre.

  • Votée à une majorité de 62 %, la grève est confirmée par des majorités croissantes tout au long de sa durée. De nombreuses activités et initiatives contribuent à susciter un large appui externe au SPUQ, tant financier que moral, de syndicats, fédérations et centrales syndicales et de personnalités du monde des arts, des sciences et des médias, et du monde universitaire. Le SPUQ bénéficie également de l’appui du SEUQAM, du SCCUQ et de l’AGEUQAM.

  • La grève du SPUQ se solde par les gains majeurs que sont l’arrêt de la réforme Després, le maintien des acquis sur la tâche, la représentation et les pouvoirs de la Commission des études et des assemblées départementales, l’institution d’un régime de congés sabbatiques, le gain d’une clause d’ouverture de postes ayant pour effet de réduire progressivement le pourcentage de cours donnés en appoint par des chargés de cours. En vertu de cette clause, 5 ans plus tard, en 1982, le nombre de postes accumulés que l’université a l’obligation d’ouvrir, mais qu’elle refuse d’ouvrir, s’élève à 383.

  • Au terme de la grève, le SPUQ obtient le versement intégral des salaires des employés de soutien pour la durée de la grève de 4 mois. Il obtient la reconduction pour un an des contrats de 140 professeurs réguliers ou substituts qui avaient reçu au cours de la grève un avis de non-renouvellement de leur contrat, l’assurance qu’aucun étudiant ne sera pénalisé à cause de la grève et le paiement aux professeurs, de leur salaire pour 44 des jours ouvrables de la grève, soit la moitié du nombre de jours ouvrables qu’elle avait duré. Les chargés de cours obtiennent également une compensation, inférieure à leurs revendications.

  • Peu après la grève, le recteur Maurice Brossard de l’UQAM présente sa démission. À son tour, le président de l’UQ, Robert Després, cédera sa place à un successeur peu de temps après.

  • La session d’automne, interrompue le 17 octobre, est reprise le 22 février après une journée supplémentaire de grève, menée par l’AGEUQAM le lundi 21 février. Elle se termine fin avril. La session d’hiver se termine fin juillet.

  • Des conventions collectives contenant les gains réalisés à l’UQAM sont signées à l’UQTR, à l’UQAR et au CEUOQ, dans ce dernier cas après 2 jours de grève.


1977-1978

  • Tenue d’ateliers sur le bilan de la grève de 4 mois à partir de textes d’analyse rédigés par divers membres impliqués dans le quotidien de la grève. Publication d’un numéro spécial du SPUQ-Information (novembre 1977) sur le bilan.

  • L’Assemblée générale du SPUQ du 3 novembre 1977 réagit au rapport du Comité d’étude de l’organisation de l’enseignement et de la recherche à l’UQAM, connu comme le " Rapport des sages ", intitulé Limites et possibilités de l’université de masse, rendu public en mai 1977. Le SPUQ se prononce notamment en faveur du maintien de la double structure et de la participation des étudiants au sein des conseils de module. Il se prononce également en faveur du regroupement de l’ensemble des universités au Québec dans un seul réseau d’universités publiques et d’une refonte du mode de financement des universités de manière à ce que le coût du développement d’un système universitaire décentralisé desservant la population à l’extérieur des grands centres urbains soit supporté par l’ensemble des universités. Des revendications analogues seront formulées près de 20 ans plus tard, dans le mémoire du SPUQ aux États généraux de l’éducation en 1995.

  • Accréditation du SCCUQ le 9 février 1978. Le SCCUQ se constitue alors en syndicat indépendant du SPUQ, qui favorisait plutôt la syndicalisation dans une section du SPUQ.

  • Mémoire du SPUQ à la Commission d’études sur l’avenir de l’enseignement supérieur et des universités, dirigée par Pierre Angers, déposé le 21 juin 1978.

  • Mémoire présenté par les professeurs du Groupe interdisciplinaire pour l’enseignement et la recherche sur les conditions des femmes à l’UQAM, intitulé " La situation des femmes à l’UQAM ".


1978-1979

  • Début de la parution du feuillet d’information SPUQ-Info-Bulletin (format 8 1/2" x 14"), le 25 septembre 1978; 145 numéros seront publiés sur une période de 12 années, jusqu’au 24 mai 1990.

  • Dans le cadre de la première négociation du SCCUQ, conclusion en janvier 1979 d’un protocole entre le SPUQ et le SCCUQ pour l’harmonisation des conventions collectives des deux syndicats.

  • Grève de près de deux mois du SCCUQ à la session d’hiver, au terme de laquelle une première convention collective est imposée par voie d’arbitrage.

  • Fortes tensions au sein du SPUQ. À l’assemblée générale statutaire du printemps, le 18 mai 1979, pour la première fois dans l’histoire du SPUQ, deux équipes complètes candidates à la direction du syndicat se font face, l’une incarnant la continuité militante du syndicat, l’autre plus modérée et conservatrice. La victoire est remportée par cette dernière.

  • Début des compressions budgétaires gouvernementales des subventions aux universités.


1979-1980

  • Formation d’un comité FNEEQ-SPUQ-SCCUQ pour envisager des hypothèses de solution au malaise issu de la grève du SCCUQ.

  • Adoption par l'Assemblée générale du 28 septembre 1979 de modifications aux statuts et règlements du SPUQ au terme de vifs débats : instauration d’une procédure permettant qu’un vote par référendum soit tenu sur toute question, sur décision du Conseil exécutif ou du Conseil syndical, ou à la suite d'une demande écrite de 100 membres; remplacement des responsables de pavillon à l'Exécutif du syndicat par des responsables de secteur.

  • Adoptée à une faible majorité, cette décision sera confirmée par une assemblée générale subséquente, à la suite d'une demande de reconsidération du vote.

  • La procédure du vote par référendum sera amendée, par voie de référendum, 13 années plus tard, le 14 avril 1992, de manière à accorder à la seule assemblée générale le pouvoir de décider de recourir au vote par référendum.

  • L’instauration du vote par référendum provoque la démission de la 1ère vice-présidente et de 6 des 8 autres membres du comité de négociation.

  • Élection d’un nouveau comité de négociation et négociation de la 4e convention collective (1980-1982) qui sera signée le 2 avril 1980.

  • Célébration du 8 mars, journée internationale des femmes, par l’organisation d’ateliers sur les femmes au travail et aux études par les comités de la condition féminine du SPUQ, du SEUQAM, du SCCUQ et de l’AGEUQAM. La convention collective signée le 2 avril établit, pour la première fois, que dans les départements où les femmes sont en minorité numérique, à compétence égale, elles obtiennent la priorité lors de l’embauche.


1980-1981

  • Organisation en décembre d’un colloque sur "L’UQAM des années 80", dont les actes sont publiés à la session d’hiver 1980.

  • Fondation de la revue Études et documents, collection destinée à faire paraître " des textes portant sur l’université et la vie universitaire, sur l’université dans la cité". Parution des deux premiers numéros: "Financement des universités et accessibilité à l’enseignement supérieur ", en avril 1981, et " Le contingentement général des programmes à l’UQAM " en mai 1981.

  • Les effets des compressions budgétaires gouvernementales commencent à se faire sentir. Selon les dispositions de la convention collective signée en 1977, le corps professoral régulier devrait assumer 71 % de la commande de cours en 1981-1982 et 74 % en 1982-1983. Or, il en assume moins de 50 % en 1981-1982. Le SPUQ dépose en conséquence, en décembre 1980, un grief contestant l’ouverture d’un nombre insuffisant de postes de professeur pour 1981-1982 (50 postes) par rapport à ce que prévoit la convention collective (150 postes).

  • Célébration du 10e anniversaire du SPUQ.

  • Analyse par le SPUQ du projet de convention collective du SCCUQ et de ses incidences sur sa propre convention collective. Le SPUQ donne son appui au SCCUQ pour l’obtention de sa première convention collective négociée.


1981-1982

  • Conclusion, en octobre, d’un règlement dans la négociation du SCCUQ avec l’UQAM.

  • À partir d’une analyse des iniquités que subit l’UQAM au plan du financement, par rapport aux autres universités et à l’intérieur du réseau de l’UQ, le SPUQ lance une pétition pour le retrait de l’UQAM du réseau de l’UQ.

  • Mémoire à la Commission d’étude sur l’éducation des adultes.

  • Parution du 3e numéro d’Études et documents, " Le rôle du professeur d’université, défense et illustration ", en janvier 1982.

  • Jugement de l’arbitre Guy Dulude, le 5 janvier 1982, ordonnant à l’UQAM d’ouvrir 383 postes de professeur pour l’année 1982-1983. L’administration conteste cette décision devant la Cour supérieure qui lui donne raison. Le jugement de la Cour supérieure sera renversé par la Cour d’appel le 15 mars 1983.

  • Lois spéciales du gouvernement Lévesque, imposant gel et coupures de salaires et désindexation partielle des régimes de retraite (IPC -3 %).

  • Dépôt d’un deuxième grief contestant la décision de l’Université de n’ouvrir que 112 des 383 postes pour l’année 1982-1983. De nouveau, l’arbitre Dulude donne raison au syndicat, mais l’Université décide de s’adresser encore une fois à la Cour supérieure qui, cette fois, donnera raison au SPUQ, le 24 janvier 1983.


1982-1983

  • Dépôt de quelque 400 griefs contre les coupures de salaire dont les professeurs sont victimes.

  • Appui du SPUQ aux enseignants en grève, déclarée illégale, pour protester contre les lois spéciales du gouvernement Lévesque. Les professeurs sont appelés à verser une cotisation volontaire de 100 $.

  • Signature de la 5e convention collective (1983-1986). Renonciation aux 383 postes confirmés par la Cour d’appel et à la clause de création automatique de postes obtenue en 1977 aux fins de réduire la proportion de cours donnés par des chargés de cours.

  • Pétition du SPUQ, du SEUQAM, du SCCUQ, de l’AGEUQAM et de la FNEEQ contre le gel des admissions à l’université.


1983-1984

  • Parution du 4e numéro d’Études et documents, intitulé " La sécurité financière à la retraite ", en août 1983.

  • Mise sur pied d’un comité d'étude sur la tâche professorale et d’un comité sur l’accès à l’égalité.

  • Le plan d’effectifs pour 1984-1985 atteint 853 postes.

  • Organisation d’un colloque sur la recherche et la création en avril 1984.

  • Action commune du SPUQ, du SEUQAM et du SCCUQ pour tenter de relancer la Caisse populaire de l'UQAM à la suite de la décision de fermeture prise par le mouvement Desjardins.


1984-1985

  • Journées d’étude du secteur des Arts et du Département d’études littéraires sur la place de la création à l'UQAM, en novembre et décembre 1984.

  • Publication du compte rendu de ces journées dans le 5e numéro d’Études et documents, " La création à l’UQAM, le temps des solutions ", en mai 1985.

  • L’UQAM obtient le statut d’université associée au sein du réseau de l’UQ.

  • Participation du SPUQ à l'Intersyndicale des professeurs d'université du Québec (IPUQ), dont l'objectif est de regrouper les syndicats de professeurs d'université membres de la Fédération des associations de professeurs d'université du Québec (FAPUQ), de la Fédération des professeurs d'université de la CEQ (FPU-CEQ) et de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec de la CSN (FNEEQ-CSN). Le SPUQ jouera un rôle actif au sein de l'IPUQ dont il assumera la présidence en 1987-1988.


1985-1986

  • Parution du 6e numéro d’Études et documents, "Éléments de fiscalité en milieu universitaire", en février 1986.

  • Célébration du 15e anniversaire du SPUQ, le 20 janvier 1986.

  • Signature, le 28 janvier 1986, de la 6e convention collective (1986-1990); la convention prévoit en particulier la mise sur pied d’un comité paritaire sur l’accès à l’égalité pour les femmes.

  • Adoption d'un nouveau logo du SPUQ, conçu par Frédéric Metz du Département de design. Le premier logo avait été conçu par Arthur Gladu du même département, en 1971.


1986-1987

  • Grève déclenchée en octobre par les étudiants de l’AGESSHALUQAM (Sciences, Sciences humaines, Arts et Lettres) contre la hausse des frais de scolarité. Appui du SPUQ aux revendications des étudiants.

  • Parution du 7e numéro d’Études et documents, édition révisée du 6
    e numéro, en janvier 1987, et du 8e numéro, " Répertoire numérique détaillé du fonds d’archives du SPUQ ", en février 1987. Célébration, à cette occasion, du 10e anniversaire de la fin de la grève de 1976-1977.

  • Formation d’un comité paritaire sur l’accès à l’égalité pour les femmes.

  • Prise de position du SPUQ en faveur du maintien du gel des frais de scolarité. Position exprimée dans un mémoire déposé à la Commission parlementaire sur le financement des universités avec 17 autres syndicats et associations de professeurs d’universités rassemblés au sein de la Fédération des associations de professeurs d’université du Québec (FAPUQ) et de l’Intersyndicale des professeurs d'université du Québec (IPUQ).

  • L’IPUQ soumet au ministre de l’éducation Claude Ryan un mémoire sur la tâche des professeurs d’université.

  • Deuxième grève du SCCUQ, au printemps 1987, qui se termine par l'adoption d'une loi spéciale. À l’occasion de cette grève, difficile pour le SPUQ, s’engage un débat sur l’opportunité d’introduire un nouveau statut d’enseignant à l’UQAM, intermédiaire entre le statut de professeur régulier, unissant les trois composantes de la tâche professorale, et celui de chargé de cours, simple enseignant au statut précaire. Ce débat est l’occasion de réaffirmer la nécessité de la liaison, dans la tâche de l’enseignant universitaire, entre enseignement, recherche et service à la collectivité, et la nécessité d’un financement adéquat permettant d’ouvrir le nombre suffisant de postes de professeurs réguliers.


1987-1988

  • Réactions au plan triennal 1988-1991 de l’UQAM. Opposition à une planification administrative qui échappe au contrôle des unités de base.

  • Participation du SPUQ aux travaux de l’IPUQ et de la FAPUQ en vue de la fondation d’une nouvelle fédération, la Fédération intersyndicale des professeur-e-s des universités québécoises, la FIPUQ, projet qui se soldera par un échec.

  • Participation du SPUQ au colloque de l’IPUQ sur l’accès à l’égalité des professeures d’université, à Québec, en février 1988. Adoption, au même moment, par le CA de l’UQAM, d’une politique d’accès à l’égalité. Négociation avec l’UQAM d’une politique de retraite anticipée.

  • Début d’un processus de négociation avec la CSN en vue de régler un contentieux financier existant depuis le début des années 1980.

  • Renouvellement du personnel du secrétariat du syndicat. Passage du secrétariat du SPUQ à l’ère de l’informatique.


1988-1989

  • Adoption par l'Assemble nationale du projet de Loi 63 modifiant la Loi de l’Université du Québec et accordant définitivement à l’UQAM le statut d’université associée au sein du réseau, statut reconnu depuis 1984. Opposition du SPUQ aux dispositions de ce projet de loi qui ont pour effet de réduire la représentation professorale au Conseil d’administration.

  • Poursuite des travaux du comité paritaire SPUQ-UQAM sur l'accès à l'égalité; étude par les instances syndicales du rapport d'étape des représentants professoraux à ce comité, intitulé : " L'accès à l'égalité à l'UQAM et le corps professoral ".

  • Le SPUQ révoque son adhésion à la FNEEQ et demande un nouveau statut à l’intérieur de la CSN. Il sera rattaché à la Fédération des professionnelles et professionnels salariés et cadres du Québec (FPPSCQ).

  • Conclusion d’une entente réglant le contentieux financier avec la CSN.


1989-1990

  • Mise sur pied d'un Comité des politiques universitaires ayant le mandat de réfléchir sur l'enseignement et la recherche universitaires.

  • Parution en janvier 1990 du premier numéro d’une nouvelle revue, Analyses et discussions, bulletin de réflexion de type tribune libre. Le premier numéro porte sur " La tâche, la pénurie d’emploi, le financement universitaire ".

  • Conclusion d’une septième convention collective (1990-1993), le 3 mai 1990.

  • Participation active du SPUQ, avec les 27 autres syndicats de professeurs et d’employés de soutien des constituantes de l’UQ au Comité intersyndical des régimes de retraite et d’assurances collectives (CIRRAC) et formation en avril 1990 d’un cartel intersyndical de négociation, constitué des présidents des syndicats, et d’un comité de négociation de ce cartel. Le CIRRAC est le résultat d’efforts déployés depuis la fin des années 1970, en particulier à l’initiative du CLIUQ, pour donner un cadre à la concertation syndicale en matière de régimes de retraite et d’assurances collectives.


1990-1991

  • Parution du premier numéro du SPUQ-Info, Bulletin de liaison du SPUQ. Dans la continuité des 145 numéros du feuillet d’information SPUQ-Info-Bulletin, parus depuis 1978, le premier numéro du SPUQ-Info porte le numéro 146.

  • Ouverture, le 15 octobre, du salon des professeurs, au local A-R415.

  • Le SCCUQ signe une nouvelle convention collective, le 27 novembre.

  • Parution, début 1991, du 2e numéro d’Analyses et discussions, sur "Les conditions actuelles du travail universitaire".

  • Célébration du 20e anniversaire du SPUQ, le 28 février 1991.

  • Prise de position contre la hausse des frais de scolarité.

  • Tenue d’une consultation sur la souveraineté du Québec auprès des membres du SPUQ; 45,3 % du corps professoral y participe et 75 % des participants sont en faveur.

  • Les 18 présidents de syndicats de professeurs d’université au Québec adoptent à l’unanimité, le 22 mars, un projet de création d’une nouvelle fédération de professeurs d’université, la FQPPU, appelée à remplacer la FAPUQ et l’IPUQ.

  • Le SPUQ décide d’adhérer à la nouvelle fédération tout en maintenant son affiliation à la CSN. Des aménagements sont conclus avec cette dernière au plan des cotisations dans ce cas particulier de double affiliation.


1991-1992

  • Enquête sur la qualité de vie au travail des professeurs.

  • Modification des statuts et règlements, notamment en ce qui a trait au vote par référendum introduit à l’automne 1979. La modification confère à la seule assemblée générale le pouvoir de décider de recourir au référendum sur toute question.

  • Parution, en mai 1992, du 3e numéro d’Analyses et discussions, intitulé " Enjeux et défis de l’université au Québec ".

  • Participation du syndicat au débat sur les problèmes organisationnels de l'UQAM dans le cadre des travaux d'un comité présidé par Daniel Vocelle du Département de chimie.


1992-1993

  • Organisation par le SPUQ, de juin à septembre, d’un large débat sur le " Rapport du groupe de travail chargé d’étudier l’organisation de l’UQAM ", groupe présidé par le professeur Daniel Vocelle.

  • Participation du SPUQ au congrès d’orientation de la FQPPU en octobre.

  • Parution du rapport Blais-Lachance sur la qualité de vie au travail.

  • Fondation de l’Association des professeurs retraités de l’UQAM (APRUQAM). Reconnaissance officielle de l’association par l’Université le 27 novembre.

  • Conclusion d’une entente négociée par l’ensemble des syndicats membres du CIRRAC en matière de retraite et d’assurances collectives.

  • Reconduction pour deux ans (1993-1995) de la convention collective signée en 1990.


1993-1994

  • Amorce d’une nouvelle phase de compressions budgétaires touchant les universités. Entrée en vigueur des lois 198 et 102, dont les effets sont la réduction des budgets de fonctionnement et la réduction des salaires de 1 %. Le SPUQ affirme le caractère central des fonctions enseignement et recherche et refuse qu’on lui fasse porter le poids des compressions budgétaires.

  • Dépôt de griefs syndicaux sur le refus de l’UQAM de combler des postes de professeur.

  • Dépôt du bilan du 1er Plan d’accès à l’égalité des professeures (1989-92). De 22,4 % en 1986, le pourcentage de femmes est passé à 25,6 % en 1992.

  • Parution du 4e numéro d’Analyses et discussions, portant sur " La recherche et la création universitaires à la recherche d’elle-mêmes ".


1994-1995

  • Relance, le 18 novembre, du Comité de liaison intersyndical de l’Université du Québec (CLIUQ) regroupant les syndicats de professeurs des constituantes de l’UQ, créé au début des années 1970 et dont les activités étaient suspendues depuis le début des années 1980.

  • Décision arbitrale de Guy Dulude en novembre qui ordonne à l’Université de combler tous les postes vacants de professeurs à l’UQAM.

  • Au même moment, le corps professoral est sollicité pour contribuer à la réduction du déficit budgétaire prévu à la suite de l’annonce de nouvelles compressions budgétaires de 9 millions de dollars pour l’année 1995-1996.

  • Présentation au ministre de l’Éducation Jean Garon, le 19 janvier 1995, d’une déclaration du SPUQ sur le sous-financement de l’UQAM intitulée " Pour la défense de l’UQAM et de l’université publique au Québec". Cette déclaration s’inscrit dans la démarche entreprise un mois plus tôt par le recteur Claude Corbo pour réclamer du gouvernement un réajustement de la base de financement de l’UQAM afin de mettre un terme à l’iniquité dont elle est victime depuis des années.

  • Négociation en avril sur le comblement étalé des postes vacants et la contribution d’économies salariales réclamée du corps professoral par l’administration à la suite d’intenses débats en assemblée générale quant à l’opportunité de s’engager dans cette voie. Conclusion d’une entente par laquelle les professeurs acceptent finalement de contribuer pour une somme de 4 millions $, qui s’ajoutent à 4,9 millions $ déjà consentis, entre autres, par le non-comblement de postes.

  • Débat sur l’affiliation du SPUQ à la CSN, lancé dans le SPUQ-Info en novembre, qui se solde au printemps par une confirmation de cette affiliation et un arrangement financier respectant la situation de double affiliation du SPUQ, à la CSN et à la FQPPU.

  • Comparution en mai devant la Commission des États généraux sur l’éducation et dépôt d’un mémoire en septembre. Ce mémoire rappelle les principes fondamentaux nécessaires à la réalisation de la mission de l’université, autonomie, liberté académique, démocratie, accessibilité, interdépendance des trois volets que sont l’enseignement, la recherche et les services à la collectivité, et la nécessité d’un financement public adéquat permettant que l’enseignement soit assuré dans sa plus large part par des professeurs réguliers engagés dans une activité de recherche ou de création.


1995-1996

  • Par un vote unanime, le Conseil exécutif recommande au Conseil syndical et à l’Assemblée générale d’appuyer le projet de souveraineté du Québec qui doit être soumis à un référendum national en novembre, mais la proposition est déposée et le SPUQ ne se prononce finalement pas sur cette question.

  • La situation financière difficile et le manque de transparence des administrations des constituantes de l’UQ incitent à la création de comités syndicaux d’analyse des budgets et d’un Comité interconstituantes au même effet.

  • Le recteur Claude Corbo, en poste depuis dix ans (deux mandats) sollicite un troisième mandat, puis se désiste à la suite d’une consultation qui révèle un appui mitigé à cette initiative. La course au rectorat s’engage entre Florence Junca-Adenot et Paule Leduc. Elle sera remportée par cette dernière.

  • Mise sur pied en décembre d’un comité intersectoriel consultatif sur la situation financière de l’UQAM, auquel le SPUQ participe.

  • Préparation du projet syndical en vue de la négociation de la 8e convention collective, dans la suite des consultations de l’année précédente.

  • Célébrations du 25e anniversaire du SPUQ à l’occasion desquelles est dévoilée une murale de verre, à la grande place du pavillon Judith-Jasmin, sur laquelle sont gravés les noms des professeures et professeurs qui ont œuvré à l’UQAM depuis ses débuts.

  • Pour une deuxième année, le SPUQ conclut avec l’administration une entente relative à des mesures d’économies de masse salariale : la contribution professorale pour l’année 1996-1997 reconduit les économies de 8,9 millions $ de l’année 1995-1996 et y ajoute 9,3 millions $ d’économies nouvelles.


1996-1997

  • Entrée en fonction de la rectrice Paule Leduc qui amorce ses projets de réforme des structures de l’UQAM. Le SPUQ répudie le principe de " l’urgence d’agir " au nom duquel la rectrice entend procéder et réclame une véritable consultation.

  • Participation du SPUQ en octobre à un " Sommet universitaire pour la défense de l’université ", réunissant les organisations de toutes les composantes de l’université, professeurs, étudiants et employés de soutien (FQPPU, FEUQ, CPSU-FTQ, FNEEQ-CSN, FPPSCQ-CSN, FPPU-CEQ, FAEUQEP), ainsi que la plupart des recteurs.

  • Adoption d’un protocole définissant les droits et privilèges des professeurs retraités, entre l’administration, le SPUQ et l’APRUQAM. Adoption de mesures temporaires de bonification des conditions d’accès à la retraite.

  • Suspension de la participation du SPUQ au Comité intersectoriel consultatif sur la situation financière de l’UQAM, ce comité étant devenu un lieu parallèle de débat des conditions de travail des professeurs, alors que les négociations régulières n’arrivent pas à commencer. Peu après, le CIC mourra de sa belle mort.

  • Fondation en avril de la Caisse d’économie de l’UQAM, à l’initiative du SPUQ et en association avec le SEUQAM, le SCCUQ et l’Association des employés non syndiqués, l’Association des cadres et les Associations des professeurs retraités et des employés retraités.

  • Conclusion d’une entente pour le renouvellement de la convention collective en juin, dans le cadre d’un règlement global comportant de nouvelles mesures d’économies de masse salariale pour une troisième année : c’est à 21 millions $ que se chiffre la contribution professorale pour 1997-1998. Le président de l’UQ refuse de signer la convention collective, entre autres, parce qu’elle prévoit qu’un ex-cadre qui rejoint le corps professoral, reçoit un salaire de professeur et non plus son ancien salaire de cadre.


1997-1998

  • Importante vague de prises de retraite, favorisées par les mesures temporaires gouvernementales et par celles qui ont été convenues à l’UQAM.

  • Dépôt par le SPUQ d’une demande d’accréditation pour les maîtres de langues œuvrant à l’École de langues créée en mai 1996. Cette demande est d’abord contestée par la FNEEQ qui souhaite une syndicalisation avec les chargés de cours. Le SPUQ obtiendra l’accréditation dix mois plus tard, en mai 1998, à la suite du désistement de la FNEEQ.

  • Dépôt à une réunion spéciale de la Commission des études, en juin, du Rapport du Comité du changement créé par la rectrice au cours de l’année 1996-1997, rapport qui propose d’importantes modifications quant à des dimensions clés de nos modes de fonctionnement et de l’organisation académique. " L’urgence d’agir " est de nouveau le mot d’ordre à l’enseigne duquel la rectrice souhaiterait qu’on dispose des recommandations du rapport.

  • D’intenses débats se déroulent toute l’année sur les propositions du rapport. En décembre, le CA, malgré l’opposition du SPUQ, adopte les recommandations du Comité des suivis mis sur pied dans la suite des travaux du Comité du changement. Les débats atteignent leur paroxysme sur la question du statut des nouveaux doyens, dont la rectrice et son administration souhaitent qu’ils soient des cadres. Autonomie, démocratie et collégialité sont les principes que le SPUQ veut voir respectés dans le cadre d’une réforme qui a pour objectif de liquider la double structure (département-module) en vigueur à l’UQAM depuis sa création.

  • De fortes tensions intersyndicales se développent dans un contexte toujours dominé par les grandes difficultés financières résultant du définancement public de l’université et où la rectrice excelle à dresser les uns contre les autres.

  • Une entente sur un statut de doyens membres de l’unité d’accréditation du SPUQ intervient en mai à la suite de négociations au sommet entre la haute administration de l’UQAM et le Comité exécutif du SPUQ. Au chapitre de la contribution professorale aux économies de masse salariale, un tournant intervient par rapport aux années passées : à la demande patronale de 22,3 millions $, les professeurs répondent par un Assez, c’est assez!, fixant leur contribution à 16,7 millions $. À leurs yeux, la preuve est désormais faite : il n’y a pas de solution interne à un problème dont la source est externe ; les contributions de tous les corps d’emploi au cours des dernières années, dont celles des professeurs, n’ont rien réglé au problème d’un déficit qui continue à augmenter.


1998-1999

  • Agrandissement pendant l’été des locaux du SPUQ.

  • Poursuite du débat sur le rôle et la composition de la Commission des études et sur la parité entre étudiants et professeurs au sein des conseils de module et comités de programme.

  • Débat au sein de la FQPPU et du SPUQ sur la question du rôle et de la tâche des chargés de cours à l’université.

  • Poursuite du débat sur le nombre de postes vacants à l’UQAM et la nécessité d’un renouvellement et d’un rajeunissement du corps professoral régulier, alors que les embauches arrivent à peine à compenser les départs et que quelque 150 postes sont vacants sur les 1070 prévus par le plan d’effectifs.

  • Publication de deux dossiers dans le SPUQ-Info sur la question des chargés de cours et sur les moyens de combattre la précarité de leur statut.

  • Adoption en janvier par l’assemblée des maîtres de langues de leur premier projet de convention collective. Les négociations dureront 18 mois.

  • Enquête sur la tâche d’enseignement auprès de l’ensemble du corps professoral à partir d’un questionnaire préparé à l’automne par un comité syndical de douze personnes. Les résultats serviront de base à la préparation du nouveau projet de convention collective.

  • Publication en mars du numéro 200 du SPUQ-Info, numéro spécial de 52 pages reprenant des articles des divers numéros depuis 1971.

  • Adoption d’un budget prévoyant un déficit courant de 18 millions $, mais qui est sciemment et largement sous-estimé de 8 millions $, pour l’année 1999-2000. Cette fois-ci, l’administration ne sollicite pas de contribution professorale aux économies de masse salariale, mais décide néanmoins unilatéralement de mesures ayant cet effet, dont la hausse, de 34 à 39, de la moyenne cible des étudiants par groupe-cours au premier cycle. Le SPUQ conteste cette décision par voie de grief.


1999-2000

  • L’arbitre Diane Veilleux donne raison au SPUQ et ordonne à l’administration de respecter la convention collective et d’établir la moyenne cible à 34.

  • Débat, qui occupe toute l’année, au sujet d’un protocole signé sans l'avis de la Commission des études entre la haute administration de l’Université et un institut privé et religieux, le Torah and Vocational Institute of Montreal, en vertu duquel des cours sont donnés par l’UQAM en anglais et sur une base de discrimination sexuelle et religieuse, en contravention avec le caractère public, laïc et francophone de l’Université. Le SPUQ joue un rôle clé dans ce débat qui conduit à la résiliation du protocole au printemps.

  • Le mécontentement général à l’égard de l’administration Leduc prend de l’ampleur. L’opposition des étudiants, des employés de soutien, des professeurs et des chargés de cours au projet d’accorder à l’entreprise Coca-Cola l’exclusivité de distribution dans les locaux de l’UQAM contribue à reconstituer l’unité entre les syndicats et avec les associations étudiantes, que la rectrice avait largement réussi à compromettre depuis son entrée en fonction.

  • Au lendemain d’une rencontre avec le Conseil académique de la Faculté des arts où elle avait claqué la porte après avoir accusé les membres d’irresponsabilité, la rectrice Leduc annonce sa démission le 25 janvier, désignant la convention collective du SPUQ comme la responsable du marasme financier de l’UQAM, dont le déficit prévu de l’année en cours est désormais affiché à son niveau réel de 25 millions $. Le SPUQ demande la démission de toute l’équipe de la rectrice Leduc.

  • Désignation de Gilbert Dionne comme recteur intérimaire. Démission du vice-recteur aux ressources humaines et aux affaires administratives, Alain Dufour, qui quitte avec une indemnité de départ de 300 000 $. Le SPUQ dénonce ce scandale et réclame, de concert avec les autres syndicats membres du CLIUQ, une révision du protocole des avantages des cadres supérieurs de l’UQ.

  • Conclusion, au printemps, de la première convention collective des maîtres de langues.

  • Conclusion, le 26 juillet, d’une entente pour le renouvellement de la convention collective des professeurs, la 9e, après l’échec des négociations du printemps.


2000-2001

  • Imbroglio, qui dure tout l’automne, quant à l’interprétation par le recteur intérimaire d’une des clauses de l’entente du 26 juillet, relative à la composition des conseils de modules ou comités de programme. À cette occasion, les tensions entre le SPUQ et les associations étudiantes reprennent, pour se résorber rapidement par la suite.

  • Présentation par le SPUQ, à la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française, d’un mémoire intitulé La sauvegarde du français dans le réseau des universités de langue française au Québec.

  • Ouverture d’un débat sur les enjeux de la commercialisation de la recherche universitaire.

  • Fermeture du Département de physique à la suite d’années de débats et malgré les conséquences néfastes d’une telle décision sur l’avenir des sciences à l’UQAM.

  • Course au rectorat.

  • Célébration du 30e anniversaire, le 14 mars 2001.


2001-2002

  • Entrée en fonction du recteur Roch Denis. Présentation au Conseil d’administration de ses orientations prioritaires, de son engagement à œuvrer à la relance de l’UQAM, les premiers changements proposés au niveau du rectorat et de l’équipe de direction veulent assurer un « virage académique » .

  • Publication d’un ouvrage intitulé Trente ans d’écrits syndicaux. Contributions à l’histoire du SPUQ (1970 à 2000), recueil d’écrits rédigés par notre collègue Louis Gill.

  • Diffusion d’un Cahier spécial du SPUQ dans le Journal l’UQAM faisant état d’interviews menées auprès de 14 collègues qui ont rendu compte de diverses facettes de la tâche professorale.

  • Débat au sein de la FQPPU et du SPUQ sur les enjeux de la propriété intellectuelle.

  • Dépôt du Rapport du Comité d’étude des effets de la baisse de la moyenne cible au premier cycle.

  • Le Comité de santé et sécurité au travail amorce une réflexion sur le harcèlement psychologique.



2002-2003

  • Débat sur l’élaboration d’une politique sur la langue à l’UQAM. Le SCCUQ, le SEUQAM et le SPUQ déplorent les présentations officielles sur la place publique sans qu’aucun débat spécifique n’ait préalablement eu lieu au sein de la collectivité de l’UQAM et ses instances.

  • Présentation des principes et orientations générales du SPUQ sur le projet d’une politique à l’UQAM sur la protection de la propriété intellectuelle.

  • Signature, le 26 mai 2003, de la 10e convention collective des professeurs (2003-2007). Un redressement de l’échelle salariale est effectué. Les nouvelles professeures et nouveaux professeurs en début de carrière bénéficieront, au cours de leurs deux premières années, de deux dégrèvements d’enseignement.Assouplissement des règles pour l'octroi de dégrèvements pour la recherche ou la création et pour les crédits de formation dans le cadre de la mission des Services aux collectivités.

  • Prise de position du SPUQ sur le projet de rattachement de la TÉLUQ à l’UQAM.


2003-2004

  • Présentation du mémoire du SPUQ à la Commission parlementaire sur la qualité, l’accessibilité et le financement des universités, le 24 mars 2004. Le SPUQ y défend une conception de l’Université comme service public, accessible à tous ceux qui ont les capacités d’effectuer des études supérieures, démocratique et fonctionnant selon les principes de collégialité.

  • Avis du Comité exécutif du SPUQ sur le projet de rattachement de la TELUQ à l'UQAM. Il faut procéder au rattachement sur le mode d'une intégration dans la culture organisationnelle et institutionnelle de l'UQAM.

  • Parution, en hiver 2004, du 7e numéro de la revue Analyses et discussions, sur la « Reconfiguration facultaire : l’urgence de réfléchir ».

  • Participation du SPUQ à plusieurs manifestations contre les projets de « réingénérie » de l’État du gouvernement libéral de Jean Charest, notamment au grand rassemblement du 1er mai 2004 au Parc Jarry.

  • Conclusion de la deuxième convention collective des maîtres de langue (2003-2007).


2004-2005

  • Crise à la FQPPU après une quatorzième année d’existence. Une réforme importante de la structure de la Fédération et de son fonctionnement est proposée pour sa relance. Le 1er vice-président du SPUQ joua un rôle majeur dans cette opération.
  • Entente entre le SPUQ, le SCCUQ et l’UQAM sur un projet pilote d’une durée de trois ans visant l’ouverture de cinq postes de professeure, professeur régulier réservés pour des personnes chargées de cours et l’engagement de dix personnes chargées de cours sur une base annuelle.
  • 10 février 2005. Fait rarissime, le SPUQ – et avec lui les syndicats du réseau UQ – recommande à ses membres d’accepter une réduction des garanties (d’indexation, notamment du régime de retraite) en échange de modifications visant à introduire des mesures de flexibilité dans le financement du régime et à limiter la hausse de la cotisation totale et les risques de coupure des prestations futures.
  • Tournée des assemblées départementales à l’occasion du projet de Politique facultaire institutionnelle proposé par la direction de l’UQAM. L’Assemblée générale a formulé une critique de fond du projet de Politique soumis par la Direction, a exigé qu’il soit revu et refondu à partir des valeurs fondatrices de l’UQAM et qu’il soit soumis à une nouvelle consultation.
  • Dénonciation du SPUQ le la promulgation du pojet de loi 142, loi imposant les conditions de travail dans le secteur public québécois.
  • Le SPUQ appuie la grève générale étudiante, grève provoquée par la compression de 103 millions de dollars effectuée dans le Programme d’aide financière du gouvernement du Québec. Le SPUQ s'implique dans cette lutte, appuyant les étudiants par des résolutions mais aussi par des actions symboliques, comme le piquetage et le point de presse du 31 mars 2005, de même que par son intervention lors des arrestations arbitraires d’étudiants effectuées à l’UQAM.
  • Conclusion d’une entente négociée par l’ensemble des syndicats membres du CIRRAC en matière de retraite et d’assurances collectives.


2005-2006

  • Le SPUQ-Info no 245, septembre 2005, publié sous une nouvelle maquette.
  • Accréditation du Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM, le SÉtuE, le 6 septembre 2005.
  • Parution au printemps 2006, du 8e numéro de la revue Analyses et discussions, « L’Université contemporaine : un bateau à la dérive ? ».
  • Reconfiguration de l’École de langues sur le mode de l’organisation départemetale et prolongation d’un an de la convention collective.
  • Déclaration d’associations étudiantes de l’UQAM (AÉÉSG, AFEA, AFELLC, AFESPED et AFESH) et de syndicats, le SÉTUE et le SPUQ, qui exprime des réserves importantes sur plusieurs aspects du projet de l’îlot Voyageur, et exige une consultation large.
  • Le SPUQ s’oppose à tout projet d’expansion immobilière comportant des effets négatifs sur le budget de fonctionnement de l’établissement et demande à la direction de l’UQAM de chiffrer clairement, et de manière détaillée, les effets que ses différents projets de développement immobilier auront sur le budget de fonctionnement de l’Université.
  • Modifications des Statuts et règlements du syndicat : ajout d’un nouveau poste au Comité exécutif (3e vice-présidence) et une répartition différente du travail entre les membres de l’Exécutif; diminution du quorum de l’Assemblée générale (10 %).
  • Célébration du 35e anniversaire du SPUQ.


2006-2007

  • À l’occasion du 35e anniversaire du SPUQ l’événement intitulé : « Profession de tête. Chapeau, les profs! » est lancé le 27 septembre.
  • Publication, d’un nouveau bulletin, le SPUQ-Négo qui amorce le processus de préparation du projet de convention collective 2007-2010.
  • Démission du recteur Roch Denis, le 23 novembre, quelques minutes avant de venir s’expliquer devant l’Assemblée générale du SPUQ.
  •  Crise à l’UQAM : Adoption par l'Assemblée générale réclamant au Conseil d’administration de l’UQAM qu’une enquête indépendante soit faite dans les plus brefs délais afin de : faire la lumière sur la gestion financière des projets immobiliers de l’UQAM; faire la lumière sur les facteurs organisationnels et contextuels; identifier les responsables de la crise actuelle à tous les niveaux; recommander des mesures concrètes quant aux responsabilités des instances.
  • Décision de la Commission des relations de travail préservant l’accréditation du Syndicat des professeurs et professeures de la TÉLUQ. Le SPUQ s’y opposait. Elle permet ainsi l’existence de deux syndicats de professeurs à l’UQAM.
  • Adoption par le SPUQ de mesures proposées à la direction dans le cadre de la crise financière de l’UQAM, dont le retrait de l’îlot Voyageur du périmètre financier de l’UQAM; la réduction de 7 à 3 le nombre de vice-rectorats et une participation active du SPUQ dans les discussions en vue du redressent financier de l’UQAM et son développement.


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